« Je n’avais pas compris
que c’était moi qui devais changer. »
Extrait du documentaire « Boulimie et psychothérapie »
Comprendre le passé ne suffit pas à se libérer d’une addiction.
En revanche, dans une psychothérapie en groupe, les émotions ressenties et exprimées produisent, elles, l’effet libérateur recherché.
Dans cet extrait de groupe, une participante en fin de thérapie dit ce que le travail en groupe lui a apporté, au-delà de l’arrêt des crises.
Extrait d’un groupe à distance (Zoom)
Pourquoi une approche humaniste en groupe donne des résultats
Rien de tel que la réalité des autres pour rouvrir en soi des portes jusque-là fermées.
La dynamique du groupe réveille les émotions primaires que nous avons étouffées, enfants, derrière un personnage d’emprunt que nous avons construit, par peur d’être abandonnés.
Souvent, on pense qu’on n’a pas de problème, surtout quand, sur le papier, on a tout pour être heureux. Et pourtant, s’il y a addiction, c’est nécessairement que quelque chose dysfonctionne.
Dans cette approche, on ne se centre ni sur la nourriture ni sur le passé. On observe ce qui, dans le contact avec les autres, se dérègle à la fois sur le plan émotionnel et comportemental.
Guérir de la peur d’être jugé
Contre toute attente, même ceux qui pensaient être à l’aise dans la vie sociale finissent par reconnaître, comme les autres, que lorsque l’affectif est en jeu, ils ressentent la peur d’être jugé, le besoin de plaire, la crainte de déranger, l’impression de ne pas avoir vraiment leur place.
Les émotions refoulées
Que l’on soit effacé ou, au contraire, très à l’aise en société, dans un groupe on voit surgir malgré soi des émotions que les crises alimentaires permettaient jusque-là de refouler, et qui se manifestent beaucoup moins facilement en psychothérapie individuelle.
Oser être soi face aux autres
Les échanges ne sont pas théoriques. Chacun apprend à parler à partir de ce qu’il ressent, de ce qui le touche, de ce qui le met en retrait ou le pousse à se défendre. Peu à peu, la personne découvre une autre façon d’être en relation, plus simple, plus vraie, moins dépendante du regard des autres.
Dans une thérapie de groupe, on ne peut pas échapper à soi-même.
La présence des autres fait surgir ce qui restait jusque-là contenu ou refoulé. C’est ce travail vivant, au présent, qui permet peu à peu de ne plus avoir besoin de l’addiction comme refuge.

