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Concrètement, comment cela se passe ?

Le cadre

L
a question qui revient le plus souvent c'est: "est-ce qu'on s'en sort vraiment?". Oui, promis, on s'en sort si on regarde de très près, dans une psychothérapie de groupe intensive, qui est la personne qui se cache derrière son masque social. Le groupe permet, grâce à l'émergence des ressentis, de se trouver et de s'exprimer vraiment, en évitant les répétitions.

La question qui suit, c'est: "vous pouvez me dire comment se passe un groupe?". Et là, je répond que je ne peux pas. Chaque groupe est une aventure et on ne peut jamais savoir à l’avance ce qui va s’y passer. Il n’y a pas de plan. Les seules consignes que je donne sont :

Pour illustrer ce cadre, voici la vidéo d’un début de groupe comme si vous y étiez:
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- ne pas parler de son comportement alimentaire,
- éviter de parler de son passé, de ses parents,
- ne pas chercher à dire des choses intéressantes,
- ne pas parler de ses pensées, mais de ses ressentis, même s’ils vous paraissent idiots,
- se taire si on n’a pas une envie particulière de parler,
- réagir quand on a quelque chose à dire malgré sa peur du regard de l’autre.

Les outils

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our les toucher au cœur de leur identité on utilise beaucoup les interactions émotionnelles des participants. Quand on rit, quand on pleure, quand on baisse les yeux, quand on ressent de la colère, quand on est bouleversé par quelqu’un, on apprend à repérer ses émotions et on s’exerce à les exprimer. Soit tout simplement à une personne du groupe si elle a déclenché un ressenti, soit sous la forme d’un jeu de rôle, pour y voir plus clair dans son scénario de vie qu’on a tendance à répéter en boucle sans trouver la porte de sortie. L’émotion authentique, sur le vif, dans le présent, est plus parlante que tout ce que l’on peut raconter rationnellement.

 

Témoignages

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our les personnes qui sont en manque d’affirmation d’elles-mêmes et ont un tempérament plutôt doux et réservé, le premier outil c’est le groupe. Elles ne trouvent rien de particulier à dire, se sentent vides, mais s’imprègnent beaucoup de ce qui se passe dans le groupe sans pour autant forcer leur naturel plutôt contemplatif.

 

C'est le cas de cette jeune femme de 40 ans par exemple.
Mais aussi de cette jeune femme d’une trentaine d’années.
Comme de cette ado qui dit avoir trouvé les clefs dont elle avait besoin.
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P
our les personnes qui sont très en colère contre elles-mêmes, contre le monde entier, contre leurs proches, elles apprendront, dans les diverses mises en situation, à exprimer ce qu’elles ressentent sans griffer l’autre au passage. Dans ce jeu de rôle par exemple, qui a été très bien filmé lors d’un reportage pour la télévision, la jeune femme n’osait pas dire à son père qu’elle le trouvait trop protecteur. Elle ne disait rien parce qu’elle avait peur d’être trop violente avec lui. Objectivement elle savait bien qu’il n’était pas responsable de l’inquiétude qu’il nourrissait à l’égard de sa fille, mais elle ne supportait plus la manière dont il se comportait avec elle. Au cours du jeu de rôle elle allait s’apercevoir qu’en fait il avait de bonnes raisons d’être très angoissé. Il ne savait pas par quel bout la prendre.

 

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nfin, il y a des personnes dont la violence est extrême. Beaucoup ne se reconnaîtront pas en elles, mais elles sont comme une barque en pleine tempête à la dérive et ont, en plus de l’approche médicale souvent indispensable, terriblement besoin d’une approche humaniste pour trouver leurs repères d’être humain.

C’était le cas de Flore dont le parcours ressemble à beaucoup d’adolescents qui sont dans l’auto destruction

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lore était très rebelle à son premier groupe. Déjà lors de la consultation préliminaire elle m’avait trouvée « à l’ouest ».

Mais elle se savait intelligente et ne voulait pas lâcher ses certitudes. Dans cette vidéo elle explique à quel point le vide peut faire souffrir.

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L'
avant dernier témoignage est celui de Laura parce qu’elle me touche beaucoup par son intelligence, sa beauté intérieure… et extérieure aussi (on dirait une petite Brigitte Bardot jeune en brune). Quand elle est arrivée c’était pour un ou deux groupes parce qu’elle partait se marier à l’étranger. Finalement elle a compris l’intérêt pour elle de faire un maximum de groupes, ce qui pouvait se faire parce que son départ a été retardé. Pleine d’agressivité, avec un franc parler qui n’avait pas de frontière, elle a appris petit à petit à mettre son intelligence au service de sa créativité et vit pleinement sa vie au gré de sa fantaisie et de ses propres valeurs.

 

E
t pour finir, ce magnifique témoignage d'Elisabeth qui montre que quand on réussit à être bien dans sa peau, ça se répercute sur son environnement. Mais ce n'est pas magique. Il y a une pratique, un petit peu d'effort pour tellement de résultat ! A vous de juger.