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" Face à une personne qui rationnalise ou esquive l'émotion, une thérapie confrontante permet de ne pas perdre de temps ".
 
> > Intensive: pourquoi?
 

Les personnes qui ont une addiction souffrent beaucoup de leur addiction, dont elles sont prisonnières ainsi que de leur vide intérieur. Elles font souvent aussi beaucoup souffrir leurs proches. Tandis que les thérapies traditionnelles offrent au patient un espace de parole sans limites, les laissant élaborer en boucle les raisons de leur mal-être, la thérapie confrontante se centre sur la personne dans sa manière de communiquer et surtout de ne pas communiquer.

>> Aller droit
      au but, rapidement
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Face à une personne qui rationalise ou esquive l'émotion, comme souvent les personnes addictives, les thérapies traditionnelles non confrontantes acceptent généralement de lui laisser utiliser tout l'espace dont elle pense avoir besoin, même si elle esquive pendant des mois la confrontation à elle-même. La thérapie confrontante, dès la première séance, impose un cadre permettant de pointer immédiatement l'esquive, ne laissant à la personne aucune échappatoire. En effet, lorsque des personnes sont dans une telle intensité de souffrance elles n'ont pas de temps à perdre. La thérapie confrontera la personne à son esquive, en lui donnant la possibilité dès le début des séances de prendre conscience de ses modes d'échappement et en lui offrant très précocement le choix d'y renoncer.
Parmi les thérapies qui existent et qui ont fait leur preuve, celle que j'ai choisie parce qu'elle me paraît la plus appropriée pour ce type de personnes est la thérapie gestaltiste, utilisée non pas sous la forme qu'on lui connaît aujourd'hui mais sous la forme plus bousculante qu'utilisait Fritz Perls à la fin de sa carrière.

>> Explorer ses émotions
L'addiction sert à ne pas rencontrer ses émotions. Sous des dehors parfois très avenants les personnes addictives sont parfois très blindées. Elles sont expertes pour éviter l'émotion. Cette thérapie pointera tout de suite, par exemple, un sourire qui cache une colère, une colère qui cache une tristesse, ou inversement une tristesse qui cache une colère.

On ne peut pas très longtemps échapper à soi-même ou aux autres, jouer un rôle, se cacher. Pas besoin de revenir sur le passé pour observer comment il se répète dans le présent : même en parlant de tout et de rien, des réactions émotionnelles finissent par émerger et le moi authentique finit par transparaître à travers un ton de voix, une expression de visage, un rire, une manière de ne pas regarder.

>> Apprendre à
      s'exprimer sans
      intellectualiser
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Lorsqu'on se sent vide, l'intellect ou le "bla-bla" sont souvent une défense pour éviter le silence. Des indices non verbaux viennent révéler les agitations émotionnelles intérieures (un regard qui fuit, un pied qui s'agite, une façon de rester en retrait systématiquement). Petit à petit on s'exerce à mettre des mots, non plus sur ce que l'on pense mais sur ce que l'on sent, et qui jusqu'ici ne pouvait pas se dire. Les mots justes, c'est-à-dire ceux qui expriment exactement les ressentis, libèrent les émotions profondes ainsi qu'une grande pression jusque là prisonnière. Ils sont pour la plupart de ces personnes la toute première expression de soi.

>>
Découvrir
      comment l'autre
      nous voit
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Composer avec le vide intérieur et la souffrance que ce vide engendre n'est pas toujours facile. Pour se protéger on s'est créé un personnage, auquel on croit parfois soi-même, qui tient la route dans la vie sociale mais pas vraiment dans la vie affective. Dans ce domaine, on réagit souvent, sans s'en rendre compte sur un mode parano ou narcissique : un rien blesse, fait peur, rend agressif. Dans une thérapie confrontante basée sur l'implication ajustée du thérapeute, sur l'authenticité du partage des ressentis, on découvre comment on est perçu. En plus de son propre regard, le regard de l'autre devient lui aussi un repère et on se trouve confronté à des aspects de soi que l'on ne voyait pas.

La thérapie controntante:>> comment.

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