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" Le groupe intensif est un outil idéal pour s'entraîner à développer ses compétences relationnelles et affectives ".
 
> > Intensive: comment ?
 

Les personnes qui ont une addiction ont dû, pour leur survie, se créer une personnalité de façade depuis l'enfance. C'est un véritable kit de survie élaboré par réaction à l'environnement plus que par choix réel, parfois sans s'en rendre compte. Ce masque, inauthentique, peut passer totalement inaperçu dans les relations sociales où même à ses propres yeux à soi, mais sonne faux dès que les personnes se retrouvent face à elles-mêmes ou sont confrontées à leur vie affective.

>> La traque de
      l'inauthentique
.

L
a thérapie confrontante ne cherche pas dans le passé le pourquoi de cette construction. Elle traque l'inauthentique dans nos attitudes relationnelles présentes : une réflexion faussement détachée cachant une hostilité, laquelle peut renvoyer à des schémas qui nous appartiennent pas réellement, une colère apparemment spontanée dissimulant une tristesse très ancienne, une animosité ou une sympathie révélant une représentation du monde liée davantage à nos désirs et à nos frustrations d'enfant qu'à la réalité d'aujourd'hui...

>> Des groupes intensifs

Les groupes intensifs sont un cadre idéal pour ce genre de thérapie. En se confrontant aux autres, on découvre plus vite sa vraie personnalité qu'en racontant sa vie. Une trentaine de personnes viennent en thérapie un week-end par mois (ou un week-end tous les deux mois) sur dix-huit groupes. On ne parle pas de nourriture. On parle de ce que l'on ressent dans le groupe, dans sa vie… Peu importe ce dont on parle, c'est la façon dont on en parle qui va être travaillée. On parle toujours à quelqu'un. On tient compte de la relation à l'autre pour traquer l'inauthentique, pour découvrir comment on n'est pas soi-même, pour apprendre à être soi-même. On s'efforce de dire les chose telles qu'on les sent au fond de soi, sans chercher à être intelligent ni à plaire, sans se cacher derrière ses peurs. On s'entraîne à devenir soi et les autres sont un repère qui permet de découvrir ses propres frontières.

La plupart des personnes présentes sont des boulimiques, sans doute parce que, de toutes les personnes addictives, elle sont le plus en demande de thérapie. La plupart sont des femmes souvent, intelligentes et drôles. Certaines ont quinze ans, d'autres soixante mais quand on parle un langage authentique, tout le monde a le même âge. Il peut y avoir un ou deux hommes aussi dans l'aventure, soit parce qu'ils sont boulimiques, soit parce qu'ils sont mari ou père d'une personne boulimique (non présente) et qu'ils veulent comprendre. Ils ne sont néanmoins pas là juste pour voir. Eux aussi s'impliqueront dans le groupe en tant que personne.

>> Tomber les masques

Les groupes sont fait pour durer deux jours parce qu'il faut du temps pour tomber les masques, pour lâcher prise avec sa rigidité, se surprendre au travers de ses propres réactions. La plupart des gens vivent les groupes comme une aventure passionnante. On ne s'imagine pas être capable de parler devant les autres et pourtant on le fait. On ne s'attend pas à ce que certaines personnes ressentent les mêmes choses que nous. On ne se sent plus aussi seul. Au fur et à mesure des groupes le regard sur les autres et sur soi change.

>> Une thérapie
      relativement brève

On fait un premier groupe pour se rendre compte si la thérapie nous convient. Un seul week-end ne suffit pas pour guérir mais il suffit parfois pour découvrir combien on se trompe sur soi. Il permet aussi de ressentir le soulagement d'être soi. Des expériences toutes simples comme s'entraîner à dire " bonjour " sans faire un sourire surfait et sans baisser les yeux peuvent donner un sentiment d'identité. A l'issue de ce premier week-end on s'engage pour les dix-sept suivants.

>>Peu à peu,
     les boulimies lâchent


B
ien que l'on ne parle pas de boulimie, à mesure qu'au fil des groupes l'identité se constitue, les boulimies s'espacent, diminuent en quantité puis disparaissent peu à peu sans efforts de volonté. On n'est pas boulimique à vie. En cours de thérapie, on cesse d'être obsédé par la nourriture. S'il peut rester parfois des boulimies de temps en temps, on ne se sent plus boulimique au bout de quelques mois. C'est en tout cas ce que l'on peut constater à son premier week-end en écoutant parler ceux qui sont déjà en fin de thérapie.

>>Suivi téléphonique

Les personnalités dépendantes à un produit (la nourriture, en ce qui concerne notre propos) sont aussi dépendantes sur le plan affectif. Cela les conduit :
> à être entre deux groupes, soit dans la fuite, soit dans l'agression, soit dans une attitude de séduction inauthentique,
> à avoir des moments de panique, de violence ou de désespoir quand elles sont face à une difficulté relationnelle.
J'offre une disponibilité téléphonique entre les groupes. Un simple coup de fil peut recadrer une crise émotionnelle et éviter une crise relationnelle et ses conséquences.
Ces contacts vont perdre progressivement leur nécessité à mesure que les personnes appliqueront leurs nouvelles compétences.

>>Suivi
     post-thérapeutique


Dix-huit groupes sont une base. Certaines personnes auront peut-être besoin de plus. La thérapie terminée, il est bon, pour entretenir les acquis, de faire pendant deux ou trois ans encore un groupe une à deux fois par an.

>>Consultation individuelle
    ou en petits groupes

Si vous ne vous sentez pas prêt, ou si vous n'avez pas la possibilité de suivre les groupes intensifs de deux jours, nous pouvons travailler ensemble lors de séances individuelles (une heure, voire deux, notamment si vous venez de loin) ou par petits groupes de deux à trois personnes (minimum deux heures). Ces petits groupes présentent l'avantage d'être plus accessibles financièrement que l'individuel et d'offrir une interaction entre les participants ce qui potentialise les effets de la thérapie.
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