Qui je suis

Je m'appelle Catherine Hervais. Un jour, alors que j'étais déjà jeune psychologue, j'ai vu travailler Roberto Fontaine, un thérapeute d'environ soixante-dix-ans qui m'impressionna beaucoup par sa manière de toucher les gens directement au cœur de leur intimité sans qu'une longue conversation soit nécessaire. Je le trouvai si abouti, tant du point de vue humain que professionnel, que je voulais savoir comment il en était arrivé là. Je lui ai demandé s'il accepterait que je l'interviewe. Pas contrariant, il accepta volontiers et ma première question fut : « Roberto, qui es-tu ? ».

Je ne m'attendais pas à sa réponse. Il me dit simplement « Je suis en chemin ».

Aujourd'hui, après trente-cinq ans de pratique psychothérapeutique, je comprends sa réponse. On est toujours en chemin, on apprend tous les jours, surtout quand on reste conscient de tout ce qui est encore perfectible.

Néanmoins si je me retourne sur la route déjà parcourue, je peux dire qu'aujourd'hui j'en ai déjà fait du chemin : je suis passée de la peur de vivre et de la sensation de ne pas avoir de place pour moi sur terre à la sensation d'être enfin moi, à ma place, entourée des gens que j'aime et faisant le métier que j'ai toujours voulu faire, c'est-à-dire explorer une philosophie de la vie quotidienne avec des gens qui se penchent sur les mêmes questions que je me suis posées : le sens de leur vie et surtout quoi faire pour accéder à moins de douleur, à une vraie légèreté.

J'apaisais mon mal-être avec des boulimies
et je vomissais pour ne pas grossir.

Toutes les personnes qui sont obsédées par la nourriture ne ressentent pas nécessairement un énorme mal-être existentiel. Certaines disent qu'elles sont heureuses, que leur SEUL problème est la boulimie... D'autres souffrent énormément.

En fait, il n'y a pas une personne boulimique-anorexique type, sauf si on prend l'obsession de la nourriture comme critère commun principal.

En ce qui me concerne, à dix ans déjà, j'étais obsédée par la nourriture. A treize ans, un pédiatre me prescrivait mon premier régime, à seize ans j'étais obèse, à dix-sept je découvrais le vomissement.

Il n'y a pas une personne boulimique-anorexique type, sauf si on prend l'obsession de la nourriture comme critère commun.

Pendant des années je passais mon temps à vivre pour manger, manger pour vomir, vomir pour remanger. J'avais honte de ce que je faisais, de ne pas réussir à arrêter ce comportement stupide, répétitif et autodestructeur qui me gâchait la vie. Je me sentais nulle, lâche, sans volonté, sale et folle. Jusqu'au jour où j'ai voulu comprendre pourquoi la nourriture m'obsédait autant.

MES FORMATIONS PUBLICATIONS
pivot-les-toxicos-de-la-bouffe
Interviewée par Bernard Pivot, 1993
weshift videoReportage réalisé par WeShift, 2016

En quelques mots...


Nom
: Catherine Hervais
Age : Vingt ans et quelque...
Universités : Nanterre, licence de philo.
Censier, master de psychologie clinique.
Saint Denis : licence de sciences de l'éducation
Titres : Psychologue clinicienne (ADELI : 759309966)
Psychothérapeute
Formations : Psychanalyse, Gestalthérapie, Hypnothérapie ericksonnienne
Publications: Les toxicos de la bouffe, Boulimie anorexie: guide de survie pour vous et vos proches, film documentaire Boulimie & Thérapie
Citation préférée : « Le bien-être, c'est l'immédiat, la perception : je mange bien, je me sens bien, je n'ai pas faim, je n'ai pas peur. Le bonheur, lui, n'existe que dans la représentation, c'est toujours le fruit d'une élaboration. On doit le travailler. »
Boris Cyrulnick

J'ai eu la chance de pouvoir
faire une psychanalyse à vingt ans.

Confrontée à mes échecs répétés concernant mon poids, mon avidité alimentaire, et mon mauvais caractère, ma mère avait accepté, sur ma demande, de me payer une séance par semaine chez un psychanalyste qui lui avait été recommandé par une de ses amies dont la fille ne « filait pas droit » elle non plus. J'allais dans son cabinet une fois par semaine et il me recevait une deuxième fois par semaine dans le centre médical où il travaillait. Ma mère n'aurait jamais payé plus d'une séance par semaine parce qu'elle ne croyait pas du tout que cette psychanalyse pourrait servir à quelque chose. D'ailleurs au bout d'un an, ne voyant pas de progrès, elle a arrêté de payer. Je continuais donc une fois par semaine dans le centre médical.

Avec la psychanalyse j'ai compris que c'était plus fort que moi: mon besoin de manger assouvissait symboliquement un besoin de ne pas lâcher le sein de ma mère et de rester petite enfant. Comprendre m'a permis de déculpabiliser mais ne m'a pas suffi pour arrêter les boulimies, ni pour avoir moins peur des gens, ni pour résoudre ce que l'on appelle aujourd'hui une « dépressivité constante ».


Comment, concrètement, en pratique.

Ce n’est pas une écoute inconditionnelle où vous pourrez vous répéter à l’infini. Dans le groupe de thérapie dont le cadre est basé sur l’authenticité (qui n’empêche pas la bienveillance) on est tout de suite confronté non plus à ce qu’on pense mais à ce que l’on ressent.

Comment ?


Comment la boulimie disparaît

pratique   

Concrètement


Comment ça se passe

En pratique


Les différentes formules thérapeutiques


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